vendredi 20 novembre 2015

Maison à vendre à Léotoing

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lundi 9 mars 2015

HDA Ara Pacis

 
 
HISTOIRE DES ARTS
 
 
 
 
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dimanche 22 février 2015

HDA

HISTOIRE
DES
ARTS :
ICI

dimanche 8 février 2015

L'Auguste de Prima Porta

HISTOIRE DES ARTS

L'Auguste de Prima Porta
 




Thème de la propagande

I-Introduction

L'Auguste de Prima Porta est une statue en marbre d'auteur inconnu mesurant 2,06 mètres de haut et représentant Octave-Auguste, empereur romain et fils adoptif de César. C'est une copie d'un original en bronze qui présente des traces de pigmentations encore visibles. Elle a été mise à jour dans les faubourgs de Rome, dans la villa de Livie, épouse d'Auguste, à Prima Porta. On peut désormais la voir au musée du Vatican à Rome.
En quoi cette statue est-elle une synthèse de l'idéologie du princeps Auguste ?
Dans un premier temps, je vais décrire l’œuvre puis, dans un second, je vais en proposer une interprétation.


II-Description
 
Cette statue représente Auguste vêtu de la cuirasse d'apparat et du paludamentum, grand manteau qu'il porte enroulé autour de sa taille. Son bras droit est levé dans un geste impérieux. La certitude du fait que ce soit une représentation d'Octave-Auguste est due à la coupe de cheveux caractéristique de toutes ses représentations ou presque, la double mèche dite « en pince ». Sa cuirasse est découpée en trois parties, chacune représentant une scène différente. La partie haute représente le Soleil et son quadrige escortés de la Lune et de l'Aurore sous la voûte Céleste. Sur la partie centrale, figurent deux hommes, l'un remettant des enseignes à l'autre. La partie basse, elle, représente Tellus, déesse de la Terre associée aux fêtes agraires, portant la corne d'abondance. À la droite de l'empereur, un petit amour chevauche un dauphin en plein bond a hauteur de son genou. Pour finir, cette statue a les jambes nues, l'une légèrement fléchie, tandis que l'autre est en appui.

III-Interprétation

Ici, Auguste est représenté en imperator, c'est à dire en général triomphant, comme en témoigne son habillement et son bras levé comme s'il allait haranguer ses troupes. L'impression générale qui se dégage de cette statue est celle de la force, or, d'après l'historien Suétone, Octave-Auguste était plutôt quelqu'un de chétif. Cette statue n'est donc pas réaliste mais idéalisée. Par ailleurs, la présence du cupidon qui est une allusion à Vénus, ancêtre officielle d'Auguste grâce à son adoption par César qui fut divinisé en 42 avant J.C. et se revendiquait de la descendance d'Iule (gens Julia), fils d’Énée. Ce petit Amour divinise donc le princeps, même si celui-ci a évité d'être divinisé de son vivant. La nudité héroïque des jambes renforce cet aspect divin. D'ailleurs, à la suite de la divinisation de César, Auguste avait intégré le nom de son parent dans sa titulature : Augustus Caesar Divi filius, que l'on peut traduire, Auguste, fils du Divin César. L'Énéide, autre grande œuvre de propagande de la période augustéenne composée par le poète Virgile, rappelle qu'Énée, ancêtre de Jules César et fils de Vénus, a été choisi par les dieux pour fonder une nouvelle Troie en Italie et que ses descendants ont fondé Rome et l'Empire Romain dont Auguste a marqué l'apogée.
D'autre part, les reliefs sculptés de la cuirasse présentent trois aspects de la propagande de l'empereur Octave-Auguste. La partie haute rappelle que sa politique favorise l'harmonie cosmique par le retour à la paix et l'ordre moral. La partie centrale représente le roi parthe Phraatès IV, en 20 avant J.C., qui, en signe de soumission, remet à Tibère les enseignes perdues lors de la bataille de Carrhe par M.L.Crassus et 53 avant J.C. Elle met en valeur la revanche et la supériorité des Romains sur les Barbares ainsi que la puissance militaire romaine. De plus, en faisant représenter sur sa cuirasse la victoire de Tibère, fils d'un premier mariage de Livie qu'il a adopté, Auguste l'intègre dans sa dynastie car c'est Tibère qui succédera à l'imperator en 14 après J.C. La partie basse célèbre le retour à l'âge d'or, période mythique dans l'histoire de l'humanité ou règnent la paix, l'abondance et la justice, célébrée par des poètes comme Ovide ou Virgile. Auguste incarne aux yeux de ses concitoyens le retour à la paix, après des années de guerres civiles, en fermant symboliquement la porte de Janus. Mais il symbolise aussi le retour à la morale, en promulguant un grand nombre de lois strictes et sévères. Enfin, la présence de Tellus, déesse de la Terre liée aux rites agraires rappelle aux romains que le travail de la terre est une valeur romaine fondamentale. Le poète Virgile développe ce thème dans les Géorgiques.


IV-Conclusion
 
cette statue d'Auguste représente une synthèse de l'idéologie du princeps car elle témoigne jusque dans ses détails de la puissance militaire romaine et de la divinité de la gens Julia tout autant qu'elle est une célébration du retour à la paix et de l'âge d'or. On peut comparer cette statue au Doryphore, statue de marbre de 2m de haut datée du premier siècle avant J.C. du sculpteur Polyclète qui est un canon de la sculpture grecque car il met en pratique ce que le sculpteur explique dans le Kanôn, son traité sur la sculpture. Ce canon a fixé les normes de la beauté classique idéale : dans sa statue comme dans l'Auguste de Prima Porta, le corps mesure sept fois la hauteur de la tête, les bras sont bien détachés du corps, le plus écarté marque le geste (sur le Doryphore, c'est le gauche mais c'est le droit sur l'Auguste.), les muscles du torse bien marqués forment des lignes harmonieuses (sur la statue du princeps, Octave-Auguste n'étant pas nu, la cuirasse les suggère.) et le poids du corps repose sur une seule jambe, bien droite, l'autre étant légèrement repliée vers l'arrière, avec le talon soulevé et tourné. Cette pose est appelée le contrapposto.



 
 
 

 

Histoire des arts : La guerre d'OTTO-DIX

La Guerre d’Otto Dix : Histoire des Arts

Présentation de La guerre d’Otto Dix
 
La Guerre d’Otto Dix a été peinte entre 1929 et 1932. C’est un triptyque, c’est-à-dire une œuvre peinte sur trois panneaux en bois que l’on peut replier. Ce format était principalement utilisé au XIème et XIIème siècle pour les peintures religieuses. Le panneau central mesure 204 x 204 cm et les panneaux de chaque côté mesurent 204 x 102 cm chacun. Le peintre a utilisé la technique ancestrale de la tempera également souvent utilisée pour les tableaux religieux. Elle est actuellement visible à la galerie Gemäldegalderie Neue Meister de Dresde.
 

Biographie d’Otto Dix

Otto Dix est né en 1891 à Untermhaus en Allemagne d’un père ouvrier et d’une ancienne poète. Elle fut en partie responsable de son éducation artistique avec son cousin, un peintre dans le studio duquel Otto passait beaucoup de temps. Entre 1905 et 1909, il est apprenti du peintre Carl Senff et apprend à peindre ses premiers paysages. Au début de la première guerre mondiale, il s’engage avec enthousiasme dans l’armée allemande. Il devient mitrailleur et combat en France notamment durant la bataille de la Somme. Il obtient la croix de fer mais est traumatisé par les horreurs de la guerre dont il a été témoin au point d’en faire des cauchemars dans lesquels il rampe dans des maisons en ruine.
A la fin de la guerre, Otto quitte Gera pour Dresde ou il commence à adopter l’expressionisme et le collage. Il décide de peindre les horreurs de la guerre, notamment des « gueules cassées » les infirmes estropiés par la guerre ( Les Joueurs de Skat, le marchand d’allumettes et Rue de Prague ». Les peintures d’Otto abordent souvent des thèmes lugubres comme la mort, la vieillesse, la prostitution et la violence.

Quand les nazis arrivent au pouvoir, ils qualifient Otto Dix d’artiste dégénéré et est renvoyé de son poste de professeur à l’académie de Dresde. Un bon nombre de ses œuvres sont présentées à l’exposition nazie « Art dégénéré » ou brulées. Il est cependant forcé de rejoindre la Chambre des Arts du ministère de la culture de Goebbels et doit promettre de ne pas critiquer le Reich dans ses œuvres. En 1939, il est faussement accusé de complot contre Hitler et est enfermé pendant deux semaines par la Gestapo.
Il est engagé de force dans l’armée pour la seconde guerre mondiale en 1944 mais se fait capturer par les troupes françaises. Il est relâché en 1946. A son retour, il continue de peindre en utilisant notamment des allégories religieuses. Il décède en 1969 d’un infarctus.
 
La Guerre a été peinte entre 1929 et 1932. Il présente une image plus réaliste et encore plus sombre de la guerre que ce qu’il avait pu peindre auparavant. Ce tableau est donc peint durant la République de Weimar qui a tendance à glorifier l’héroïsme de la guerre. Alors que la population commence à oublier les horreur qu’elle a vécues, Otto Dix en dépeint une image crue non pas pour choquer mais plus pour témoigner et rappeler la réalité de la guerre.
Le triptyque ne fut exposée que brièvement à Berlin pour l’exposition « Art dégénéré » avant qu’il ne soit caché des nazi qui auraient pu le détruire.
 
- Le sujet, c'est l'atrocité de la 1ère guerre mondiale, pas seulement « la guerre » qui est le titre (Der krieg).
- Vous deviez rédiger !
2 - Vous avez tous compris que Dix a vécu les combats de la 1ère guerre mondiale, qu'il a fréquenté les tranchées et qu'il est ressorti traumatisé de cette expérience. En temps que peintre, donc observateur aiguisé, Dix affirme : « personne n'a vu comme moi la réalité de cette guerre, les déchirements, les blessures, la douleur ». Son triptyque est donc pour lui une façon de partager, de faire savoir et d'éviter que les Allemands oublient ce que fût la guerre, à un moment où les discours revanchards sont de plus en plus présents (« Les gens commençaient à oublier déjà ce que la guerre a apporté de souffrances atroces » Otto Dix). Il s'agit aussi, probablement, de tenter d'évacuer le traumatisme («Je voulais me débarrasser de tout cela » Otto Dix).
2) 1 - Ce tableau vous imposait une observation et une analyse précise de l'oeuvre. C'est un point
essentiel quand on étudie une oeuvre : observer, regarder les détails. Il faut approfondir une observation comme on va approfondir un texte, en le relisant plusieurs fois, en regardant comment il s'organise. Voir tableau.
2 - Avec cette oeuvre, Otto Dix veut montrer l'horreur de la guerre, ses atrocités, son caractère inhumain, monstrueux (jamais de visage, corps décomposés se mélangeant aux autres éléments du décor). Son témoignage est loin des images glorieuses de la guerre, des héros. Il dépeint la réalité de manière extrêmement réaliste. Certaines photos du front nous montrent qu'il n'y a pas d'exagérations et que ce sont bien des souvenirs cruels de son expérience combattante qu'il a représentés.
Les couleurs utilisées par l'artiste sont le rouge, l'oranger pour évoquer le front, la fournaise des combats et des bombardements. Le rouge apparaît également dans le panneau central pour les viscères des soldats morts. Il utilise aussi le noir pour les éléments calcinés, notamment les arbres. Les teintes de blanc, de gris, de vert sont convoquées pour représenter les corps en décomposition. Notons que, sur le panneau de droite, le sauveur, le blessé et les morts ont des teintes très proches, une façon peut-être d'indiquer qu'il n'y a pas une grande différence entre les 3 et qu'ils sont tous promis à la même fin.
Le triptyque se lit de gauche à droite et de haut en bas. Pour certains, il s'agit d'un cercle vicieux : on va vers le front (panneau de gauche), on est au front (panneau central) et si on en réchappe (panneau de droite), on se repose (prédelle) et on repart au front (panneau de gauche) … Il n'y a donc pas d'échappatoire, pas d'issue.
Certains ont vu aussi dans l'organisation des panneaux du triptyque le déroulement d'une journée (matin, journée, soir, nuit).
Les polyptyques (oeuvres réalisées sur plusieurs panneaux de bois) sont en vogue à la fin du Moyen-Age et à la Renaissance. et sont utilisés pour des scènes religieuses (exemple du retable d'Issenheim de Grunewald, fin XVème ou de l'Agneau mystique de van Eyck, 1432). Il peut donc paraître curieux de les voir utiliser au XXème siècle. Dix n'a peut-être pas fait ce choix au hasard. En effet, on pouvait retrouver dans la prédelle le Christ mort. Dix y a installé des soldats ; une façon de les désigner comme des sacrifiés (comme le Christ qui, pour les Chrétiens, s'est sacrifié pour sauver les Hommes).
Si vous décidez d'inclure cette oeuvre à votre liste d'oeuvres pour le brevet, il faudra vous intéresser aux courants artistiques auxquels s'est rattaché Otto Dix (notamment l'expressionnisme). Vous pourrez aussi mettre en relation cette oeuvre avec celle de Félix Valloton présentée dans votre manuel (page 45). Il faudra aussi vous vous renseigner sur le regard qu'ont porté les Nazis sur l'oeuvre de Dix (« art dégénéré » pour eux).
 
 
 
 



Histoire des arts : consignes

Histoire des arts Session 2015

Pour l’oral blanc et pour l’épreuve finale, vous devrez remettre au secrétariat une

semaine avant l’épreuve, un portfolio Histoire des Arts contenant les 5 objets d’étude

retenus.

- 1ère page : page de garde avec nom, prénom, classe, année scolaire, collège, titre




"Dossier Histoire des arts"

- 2ème page : un sommaire listant les oeuvres retenues

Puis, pour chaque oeuvre étudiée :

- prévoir une reproduction de l’oeuvre (respecter les proportions originales de l’oeuvre)

-regrouper les informations (travail collectif et/ou recherches personnelles) sous la

forme d’une fiche type qu’il vous faudra bien entendu adapter et personnaliser en




fonction de l’oeuvre étudiée.
(voir ci-dessous)

Vous pourrez par ailleurs retrouver l’ensemble des documents (questionnaires, liens, …)

dans le dossier correspondant au Groupe de Travail « Histoire des Arts » sur l’ENT.




INTRODUCTION

Thématique : Arts, états et pouvoir / Arts, techniques, expressions

Problématique : formuler une question

Domaine artistique concerné : Arts et l’espace – arts du langage arts du quotidien arts du

son arts du spectacle vivant arts du visuel




PRÉSENTATION GÉNÉRALE

1. Présenter l’oeuvre :

Titre de l'oeuvre / Artiste / Type / Support/ Dimensions / Date / Lieu d’exposition ou de



conservation

2. Présenter l'artiste (quelques éléments biographiques)




CONTEXTE HISTORIQUE ET ARTISTIQUE DE L'OEUVRE :

Contexte historique, social dans lequel l’oeuvre a été réalisée ou auquel l’oeuvre fait référence



(Ex : évènements politiques, sociaux, économiques ou progrès techniques, scientifiques,
artistiques etc.…)

Contexte artistique auquel l'oeuvre se rattache (Ex: période gothique, baroque, classique,

néoclassique … impressionnisme, surréalisme…)



Accueil reçu (y a-t-il eu contestations, polémiques ?)
ANALYSE DE L’OEUVRE

1. Source d’inspiration (éventuellement)

2. Description (ce que je vois, ce que j’entends)



Dimensions, différentes parties, composition, matériaux utilisés, techniques, difficultés

rencontrées si contraintes particulières, …

3. Interprétation (sens, intention de l’artiste, portée de l’oeuvre …) :

Ce que l’artiste a voulu montrer, exprimer, dénoncer (quel est son message ?)



Les éléments en présence donnent-ils un sens ? Lequel ? Pourquoi ?
4. Le ressenti
Ce que je ressens, ce que j'en pense, ...
CONCLUSION

Pistes comparatives : ouverture vers d’autres oeuvres appartenant à la même thématique par



exemple.